De la détresse à l’enchantement

De la détresse à l’enchantement :
petite histoire de voyageurs indépendants en manque d’un coup de pouce

Texte écrit par Nicole Proulx

Ne m’en veuillez pas d’avoir emprunté à Gabrielle Roy le titre de son merveilleux roman. Nul autre ne peut mieux décrire l’expérience que mon « chum » et moi avons vécue il y a quelque temps. Voilà, nous nous étions lancés dans la préparation d’une nouvelle aventure : un séjour de quelque 4 mois au Népal et en Inde.

Habitués du genre – nous avions déjà fait des séjours prolongés en Europe, en Asie du Sud-est et en Amérique du Sud – nous ne pouvions guère nous douter que nous allions nous heurter au mur de la plus totale confusion en tentant simplement de cerner ce que l’Inde pouvait nous offrir et de comprendre comment passer de l’Inde au Népal et du Népal à l’Inde sans risquer de nous voir refouler à la frontière indienne. Bien sûr, nous aurions pu décider de laisser passer les 60 jours de séjour obligatoire à l’extérieur de l’Inde avant d’y revenir assis au bord de la frontière… mais avouez que le voyage aurait perdu en intérêt !

Nous nous sommes donc mis à la recherche d’agences de voyage pouvant nous donner un coup de pouce. Nous ne voulions pas qu’on nous « organise » notre voyage, simplement qu’on nous aide à nous orienter, car nous voyageons en indépendants. Trois noms ont surgi de nos recherches : Ibex Expéditions, une agence indienne de New Delhi, et deux agences montréalaises spécialisées dans la réalisation de voyages exotiques : Unik Tour et Les Routes du Monde.

À Ibex Expéditions, avec qui nous avons eu quelques échanges courriels, on a eu la gentillesse de jeter un coup d’œil sur notre itinéraire préliminaire et de nous faire quelques mises en garde : itinéraire ambitieux, mais somme toute possible ; attention aux portions avec automobile et chauffeur, car en Inde, on calcule les coûts en fonction du temps de déplacement et non en fonction de la distance parcourue. Puis, on nous énumérait les divers services que pouvait nous rendre l’agence : 1) l’organisation du voyage au complet avec guides, transport, hôtels, 2) la réservation de chauffeurs et automobiles fiables pour certains tronçons du voyage, 3) la réservation de chauffeurs et automobiles fiables, couplée à une planification de notre itinéraire. Mais quelle que soit l’option que nous aurions pu envisager, impossible d’obtenir une idée des coûts sans d’abord leur fournir notre itinéraire détaillé. En cela, Ibex ne semblait pas en mesure de répondre à notre besoin de base : une simple orientation ou réorientation.

Unik Tour. Comment décrire cette expérience succinctement ? Ça devrait être facile, car nous avons passé exactement 15 minutes en tout et partout, en 2 passages à l’agence !!!  Jamais, à aucun moment, on nous a offert de nous asseoir… Non, tout s’est passé devant un comptoir. Quelqu’un, on ne sait ni qui ni sa fonction, est venu voir ce que nous voulions. Nous lui avons expliqué que nous projetions un voyage en Inde/Népal, que nous étions des gens habitués à voyager en indépendants et que nous avions une certaine expérience de l’Asie, mais que l’Inde nous confondait. Nous lui avons demandé si l’agence offrait un service de consultation, car nous n’avions pas trouvé cette information sur leur site Internet. Là, nous avons eu droit à une réponse très ferme: oui. Puis, aux explications : c’est simple, pour avoir accès à une personne ressource qui pourrait revoir notre itinéraire et nous le commenter en termes de faisabilité, il suffit de prendre rendez-vous avec un ou une consultante. À raison de 150 $/heure, la personne revoit l’itinéraire avec nous et répond à nos questions. Nous lui avons dit que déjà nous voyions que nous ne pourrions pas voyager comme on le fait d’habitude et qu’il semblait bien qu’il serait plus sage de circuler en automobile avec chauffeur, du moins pour le Rajasthan. Mais là aussi, nous étions perplexes, car les arnaques semblent fréquentes en Inde. La suite logique, nous leur avons demandé s’ils pouvaient nous référer des chauffeurs, du moins pour le Rajasthan. Réponse tout aussi ferme que la première fois: non. C’est simple: ou on voyage avec eux et ils s’occupent de tout organiser pour nous, car les voyages privés sont leur spécialité, ou on demande une consultation touchant l’itinéraire et ça s’arrête là. Une approche qui nous a semblé plus fondée sur le gain que sur l’émotion du voyage. Les bureaux d’ailleurs le reflètent : une atmosphère surchauffée, des paravents gris qui cachent les gens qui y travaillent, rien dans le décor qui appelle au voyage. C’est à s’y méprendre, on se serait crus dans un bureau du gouvernement. La personne à qui on a parlé ne nous a jamais demandé quelle sorte de voyageurs nous étions, quels pays nous avions visités, qu’est-ce qui nous plaisait le plus dans les voyages. Peut-être la consultante aurait-elle eu une approche différente, mais impossible de le savoir à moins de mettre l’argent sur la table.

Déçus et n’attendant plus vraiment d’aide des agences, nous nous sommes dirigés vers Les Routes du Monde. Et c’est là que nous avons rencontré Robert Bérubé. Avec lui, on s’est assis et on a jasé. On a parlé vie, émotion, passion. Après, on a parlé voyages. Et après, après, de nos petites et grandes difficultés à « organiser » notre prochain périple. Il nous a regardés droit dans les yeux et il nous a dit : l’Inde sacrée, vous connaissez ? Le Myanmar, vous y avez pensé ? Secoués, nous avons écouté ce qu’il avait à nous proposer. Et nous nous sommes revus. Plusieurs fois. Grâce à la magie de nos rencontres, nous sommes passés du Népal au Myanmar et du Sikkim à l’Inde sacrée. Seule la portion du Rajasthan n’a pas bougé, et encore nous en avons raccourci la durée prévue, histoire de nous permettre un séjour dans un monastère de l’Inde sacrée et de découvrir un peu, un tout petit – mal des montagnes oblige –  le Gahrwal. Non, nous n’avons pas tout retenu du découpage que Robert nous proposait. Nous avons laissé tomber le Cachemire et le Laddak. Nous le gardons en réserve pour une prochaine fois peut-être. Oui, nous avons enrichi son offre de base. Parce que nous sommes ainsi : à la retraite tous les deux, nous avons le temps d’approfondir les recherches, et c’est pour nous déjà le plaisir anticipé du voyage. Ce sera tout un voyage… grâce à lui, grâce à nous ! Mais surtout, notre passage aux Routes du Monde aura été une grande rencontre où nous avons trouvé ce que nous cherchions et plus encore : conseils avisés, bonification de nos idées, rires complices assurés… et même des références non sollicitées, mais fort appréciées.

Merci …

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Voyager en autonomie ou en voyage organisé ?

En autonomie ou en voyage organisé, un voyage, deux façons de faire !  Pour plusieurs, la question de savoir s’ils vont voyager en autonomie ou en voyage organisé ne se pose pas, leur idée sur cette matière est déjà bien arrêtée et elle n’est nullement sujette à discussion.  D’autres voyageurs jongleront avec l’idée à chaque nouveau départ. Sachez qu’il y a des pour et des contre des deux côtés.  Aucune des formules n’est parfaite.  Le voyage en autonome implique, comme son nom l’indique, l’autonomie du voyageur.  Cela signifie de devoir planifier chaque étape, chaque déplacement, chaque réservation d’hôtel, etc.  Le voyage organisé indique, de son côté, que l’on vous a organisé votre voyage ; avion, hôtel, transfert de l’aéroport, visites sur place, etc.

D’une façon ou d’une autre, vous subirez les bons et les moins bons côtés de la formule que vous aurez choisie.  Il s’agit avant tout d’orienter son choix en fonction de ses besoins et de ses attentes.

En autonomie 

Vous êtes complètement libre de vos mouvements, de votre horaire, de votre itinéraire et de votre budget.  Vous êtes en contrôle de votre voyage.  Si vous n’avez rien réservé à l’avance et désirez rester quelques jours de plus pour visiter ou simplement flâner dans le quartier d’une ville, dans un village ou un petit coin de paradis que vous venez de découvrir, vous pouvez.  Vous aimez les monastère Bonpetits guest houses peu dispendieux, où la chaleur des gens est propice aux rencontres et aux surprises ? Vous l’aurez.  Vous n’aimez pas l’atmosphère ou la situation de l’hôtel où vous êtes descendu ?  Vous changez.  Vous voulez goûter la nourriture du pays, dans des restaurants fréquentés par les habitants locaux ?  Vous pouvez. Vous voulez payer moins, vivre pour quelques dollars par jour, prendre le pouls du pays en y séjournant plusieurs mois, vous déplaçant au rythme des rencontres ?  Vous pouvez.  Vous aimez établir des contacts avec les gens du milieu, nouer parfois des amitiés temporaires ou susceptibles de durer au-delà du voyage ?  Vous pouvez en prendre le temps. Vous voulez modifier votre itinéraire du tout au tout à cause d’une rencontre, d’un événement majeur dont vous n’aviez pas entendu parler ?  Vous êtes votre propre patron, vous faites ce que vous voulez.

Mais, comme toute chose, la liberté a un prix.  Un prix que vous paierez en temps : Vous aurez à explorer les livres-guides et Internet avant le départ pour établir votre itinéraire pour savoir où vous loger, où changer des devises, etc.  Vous aurez à subir les exigences et les difficultés (elles ne sont pas négligeables) d’avoir à planifier, puis à organiser vous-même au quotidien durant le voyage, vos transports, vos excursions, vos visites, etc.  Sur place, à moins que vous ne l’ayez fait préalablement (c’est possible), rien n’aura été réservé, organisé ou sécurisé.  Tout est à faire, selon vos goûts bien sûr.  S’il arrive un pépin, que vous arrivez dans une nouvelle ville tard le soir et que l’hôtel que vous aviez réservé n’a plus de chambres disponibles, vous êtes seul avec votre problème.  Vous ne pourrez refiler celui-ci à l’accompagnateur de votre groupe.  Lors de mon voyage en Tanzanie en 2007, j’ai calculé qu’une quarantaine d’heures, donc environ 6 jours, avaient été consacrés, pendant le voyage, à du temps d’organisation.  Et ce, sans compter le temps que j’ai pris avant le départ, étalé sur plusieurs mois, à organiser tout le voyage avec l’aide d’Internet et de livres-guides.  Mais 7 semaines de voyage en autonomie m’a coûté environ le prix de 4 semaines en voyage organisé.  Et pendant ces 40 heures d’organisation sur la route, qui sont étendues sur 6 semaines, j’étais tout de même sur place à rencontrer des gens, à me renseigner et à négocier avec eux, et à profiter de ces échanges pour connaître davantage la mentalité des habitants !

Et puis, à cause du temps que vous devez consacrer quotidiennement à la recherche d’un logement, à repérer les endroits intéressants à visiter et les moyens d’y parvenir, vous verrez sans doute un moins grand nombre de sites ou d’attractions, dans un laps de temps donné, que si vous étiez en groupe organisé et, à chaque endroit, vous n’aurez pas un guide qui vous attend pour vous fournir toutes les explications.  Si par exemple vous voulez visiter tout le nord de l’Inde et le Népal en trois semaines et avoir toute l’information sur les endroits visités, joignez-vous à un groupe organisé, vous n’y arriverez jamais seul.

Finalement, pour le voyageur autonome, est-ce que les difficultés rencontrées et les solutions trouvées ne font pas véritablement partie (après coup peut-être) des plaisirs du voyage ? Est-ce qu’elles ne compteront pas parmi les meilleurs souvenirs et les anecdotes le plus fréquemment racontées aux amis ?  Alors !…

Le voyage organisé

Le voyage organisé, en groupe ou en privé, est conçu pour vous permettre de voyager, de voir le monde et de voir un pays en profondeur en vous épargnant du même coup le travail d’organisation de l’aventure.

En termes de planification, vous n’avez qu’à établir le budget et le temps dont vous disposez, ensuite contacter Les Routes du Monde pour une consultation afin de construire un itinéraire sur mesure.  Ensuite vous les laisser tout réserver, planifier selon vos désirs, vos goûts et votre budget. Les préparatifs se résument à faire vos valises et à choisir le mode de transport pour vous rendre à l’aéroport.

Un court voyage organisé (1 semaine à 1 mois) est souvent plus avantageux sur le plan monétaire que le choix de le faire en autonomie.

Les agences qui vendent des voyages organisés, offrent également des forfaits de groupe.  À ce moment là, un accompagnateur engagé par votre agence part avec le groupe et s’occupe de tout à destination.  Sur place, un guide du pays qui parle français se joint au groupe pour la durée du voyage (Attention, certaines agences offre les services d’un guide différent à chaque ville.  Cette formule coûte beaucoup moins cher à l’agence car les guides n’ont pas à être logés ou transportés). Tout l’hébergement est réservé ainsi que les transports locaux, les visites de lieux d’intérêt et les repas sont inclus.  Vos deux accompagnateurs s’occupent du groupe, dans tous ses aspects.  Vous êtes complètement encadrés.  Il ne reste qu’à savourer ce que le pays et ses gens ont à offrir.  Vous visiterez un nombre intéressant, pour ne pas dire impressionnant, de sites et d’attractions. Vous verrez en deux semaines ce qu’un voyageur en autonomie voit en un mois.  En autonomie, si vous désirez avoir un guide à l’occasion, vous aurez à choisir quelqu’un sur place, si le service est disponible, et donc aussi à négocier le prix.

L’inconvénient d’une telle formule est que vous n’êtes pas en contrôle.  Remarquez qu’ici il n’y a pas de surprise ; tout ce que vous ferez et verrez est décrit dans une rencontre pré-départ et sur le site de l’agence de voyage que vous aurez consultée avant de vous engager.  Pendant le voyage vous suivrez un itinéraire et un horaire préétabli.  Le rythme est très différent de celui d’un voyage en autonomie et vous partagerez votre voyage avec un groupe de personnes ayant les mêmes intérêts.  Vous serez témoin du voyage des autres, et les autres… seront témoins de votre voyage.  Le soir, vous aurez toujours des gens avec qui discuter, prendre une bière et partager les bons moments de la journée.

Il va sans dire que dans ce type de voyage, la part d’improvisation est moins grande, mais est-ce vraiment primordial pour vous ? Peut-être est-ce ce que vous souhaitez. Rien ne vous empêche aussi de vous joindre à un groupe organisé pour quelques voyages, histoire de prendre de l’expérience, pour ensuite voler de vos propres ailes.

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Comprendre l’empire du milieu : la Chine

Texte écrit par Jean Duquette, spécialiste Chine aux Routes du Monde

Pour profiter, avec plaisir, de notre voyage dans ce grand pays, il est utile d’en avoir au départ une certaine compréhension. Il faut connaître de la Chine quelques éléments de son histoire et de son évolution depuis les années 50. Le mot Chine en chinois (zhōngguó) signifie pays au milieu. Les Chinois ont toujours considéré que leur pays était situé au centre du monde et qu’à l’extérieur de celui-ci c’était le territoire de nations barbares. Comme conséquence, ils croient depuis fort longtemps qu’ils n’avaient rien à attendre du monde extérieur.

Jusqu’à la fin du 16e siècle, ils ont réussi à organiser leur société de façon manifestement mieux que les sociétés occidentales. Inventeur de la poudre à canon, des feux d’artifice, de l’utilisation de la monnaie, créateur de l’imprimerie bien avant l’Europe, concepteur de réseaux routiers et d’embarcations maritimes, ils se considéraient comme l’avant-garde du développement humain. Mais depuis, la période du colonialisme a annihilé cette conception qu’ils avaient du monde. Ils ont tenté par tous les moyens, parfois avec succès, de contrôler les effets de la présence de l’envahisseur européen. Leur fierté, leur confiance en eux fut néanmoins atteinte. Jusqu’à la fin du régime féodal en 1912, ils n’ont pas réussi à rattraper le niveau économique  des nations européennes.

Le 20e siècle n’a pas échappé à cette conception qu’ils avaient du monde. Ils croyaient qu’ils pouvaient se développer sans l’influence du monde extérieur. Deng Xiaoping relança leur économie en favorisant l’accès à la richesse, mais sans savoir comment produire celle-ci. Ce sont ces successeurs qui réaliseront les pas nécessaires pour ouvrir le pays aux idées externes, aux relations avec d’autres nations et au lancement d’une économie de marché. Malgré ce chemin parcouru, ils demeurent frileux pour participer à des organismes mondiaux. Ils préfèrent les ententes de pays à pays. Ils ont l’impression de concéder une partie de leur autonomie en acceptant des ententes multilatérales comme au sein de l’organisation mondiale du commerce.

Le voyageur constatera, donc, que le citoyen chinois a regagné sa confiance dans sa nation et démontre beaucoup de fierté pour ce qu’ils ont réalisé collectivement depuis 30 ans. Il sentira le réflexe d’indépendance presque autarcique ou une expression de repli sur soi. « Nous sommes capables de faire aussi bien que les autres, seuls sans leur aide ». Les citoyens chinois sont habités par ces sentiments qui laissent croire parfois aux voyageurs qu’ils ne sont pas les bienvenus. Il n’en est rien. Il faut connaître les raisons de cette attitude. Bien au contraire, lorsqu’ils entrent en contact avec les voyageurs, les Chinois deviennent facilement volubiles et veulent souvent comparer leur façon de vivre avec la nôtre. Connaître l’organisation de la famille, le style de vie occidentale, quel avenir nous préparons pour nos  enfants, le logement, l’éducation et la santé sont parmi les sujets sur lesquels ils aiment le plus échanger avec nous. Ils veulent faire connaître leurs coutumes, leur histoire et leur gastronomie aux voyageurs. Comprendre l’influence de leur histoire et des impacts économiques des changements brutaux qu’ils ont connus est un préalable utile avant de les croiser. Après tout, rattraper en 50 ans, 500 ans de changements scientifiques, technologiques et économiques ont laissé des marques et la vie quotidienne n’a pas été facile pour les 4 dernières générations d’humains de ce pays.

Pour voyager de façon différente en Chine, pour voir et vivre son authenticité, contactez Les Routes du Monde !

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La Chine à rabais… mais quelle Chine ?

Texte écrit par Jean Duquette, spécialiste Chine aux Routes du Monde

Chaque fois que je parcours les publicités d’agences de voyages qui offrent un séjour en Chine, j’arrive difficilement à concilier des offres de certaines agences avec un circuit touristique qui permet au voyageur de connaître la réalité de ce pays. Les coûts demandés pour un voyage d’une vingtaine de jours sont si peu élevés qu’ils correspondent à la qualité de production des biens et services en Chine actuellement.

La Chine est aujourd’hui en phase de rattrapage pour offrir à sa population des biens similaires à ce qu’on retrouve ailleurs en Asie, en Europe ou en Amérique. Elle se retrouve comme le Japon dans les décennies 50 et 60 du 20e siècle. Elle produit rapidement, à très bas coût et avec une qualité incertaine. La majorité de leurs produits ont une durée de vie très limitée. C’est le cas de beaucoup de produits qu’ils exportent. L’invasion avec une motocyclette dans le Sud-est asiatique en est un bon exemple. Ils ont offert cette motocyclette au tiers du prix des  motocyclettes de leurs concurrents. Mais après un an, les motos nécessitaient tellement de réparations que leurs propriétaires sont retournés vers les produits japonais et coréens.

Groupe de 30 personnes en ChineNous retrouvons cette même réalité sur les produits du voyage. Les circuits conçus par des agences chinoises et vendus chez nous par des agences locales répondent au concept du moindre coût pour des services limités, rapides à livrer et dans un réseau facile d’accès. On retrouve souvent des groupes de voyageurs 30 à 60 personnes avec un seul guide. Ce sont des circuits établis sur l’axe Chine urbainegéographique Pékin-Shanghai-Xian-Guilin et Hong-Kong et tout ce qu’on y retrouve sur ce territoire. C’est la Chine de l’Est, celle des mégalopoles et métropoles qui regroupent certains sites touristiques traditionnels. Mais cette Chine urbaine n’est pas toute la Chine. C’est la visite d’un territoire qui s’est développé en fonction d’un accès à l’océan avec d’importants moyens de transport. C’est pour cela qu’il est plus facile d’y amener le voyageur et de lui offrir des services à moindre coût compte tenu d’une concentration de population et de services.  C’est une fenêtre sur le pays, celle de l’urbanité.

Chine ruraleMais vouloir connaître sur une même période la Chine, c’est aussi visiter les territoires où vit 75 % de la population chinoise. La Chine rurale, imposante et importante, offre un portrait beaucoup plus réel de ce pays. Comprendre la modernité chinoise est pertinent, mais saisir son âme et sa tradition l’est tout autant. Visiter de hauts plateaux habités depuis 3000 ans, le Panda géant de Chegducentre recherche du panda géant, le grand Bouddha et les nombreuses minorités ethniques qui vivent sur les rizières en terrasses sont un contact privilégié avec des habitants qui perpétuent des cultures millénaires. Ce type de voyage en Chine ne s’offre pas à rabais. Il faut donc y La Chine rurale à voir !regarder attentivement avant de choisir son circuit dans ce pays presque aussi grand que le Canada. Séjourner une vingtaine de jours en Chine mérite qu’on sélectionne un circuit qui permettra un contact avec plusieurs réalités du pays dans un groupe de 14 à 16 personnes. Après tout, ce sera peut-être notre seule visite dans ce pays fascinant.

 

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Les mythes de l’Asie – Les riches contrôlent tout

Texte écrit par Jean Duquette, voyageur sur Les Routes du Monde, 2010

C’est de moins en moins vrai; les populations et surtout les jeunes sont de plus en plus éduqués. Ils veulent un nouveau mode de vie qui leur permettra de vivre adéquatement et d’avoir accès aux biens de consommation comme les populations des pays modèles pour eux : le Japon, la Chine, la Corée du Sud, la Malaisie et la Thaïlande. La capacité de développement des pays du Sud-est asiatique sur tous les plans est très grande : social, économique, éducation, artistique, etc. Les populations sont très élevées sur de petits territoires et très besogneuses. Ils ont donc un très grand marché interne en plus d’exporter de plus en plus.

Agriculteurs au VietnamUn bel exemple est l’abandon de la collectivisation des terres par le gouvernement vietnamien depuis 1992. On loue les terres, mais chaque agriculteur est propriétaire et responsable de sa production. Au moment de la collectivisation, le Vietnam devait importer du riz pour nourrir sa population maintenant il est devenu un des gros exportateurs du monde.

Le seul obstacle à voir grandir la classe moyenne de ces pays, c’est la corruption. Et cela est présent autant dans les pays ayant un régime démocratique que les pays totalitaires. Quand les revenus de l’État sont dirigés de façon directe ou indirecte à des individus, vous diminuez la capacité de la population à élever son standard de vie.

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Les capsules de yogourt ou pro-biotiques

Avant de partir et pendant le voyage, il est possible, avec les capsules de yogourt (pro-biotique), de préparer, normaliser et stabiliser votre flore intestinale.  La flore intestinale est une barrière de protection et si elle est fragilisée par des bactéries que vous avez contractées dans l’eau ou par la nourriture (et c’est assez fréquent en voyage) ou par la prise d’antibiotiques (tel les médicaments anti-paludisme), elle laissera des maladies plus graves pénétrer dans votre organisme.  Une flore intestinale en santé rend les intestins beaucoup moins vulnérables aux diarrhées et à toutes sortes de maladie comme la polio, qui a pour site de développement l’intestin.  Les capsules de yogourt régularisent également la flore vaginale des femmes plus fragiles aux vaginites.

Les capsules de yogourt doivent habituellement se conserver au frigo, mais en voyage il sera sûrement bien compliqué de garder votre flacon au froid.  Les capsules de yogourt qui sont gardées à température de la pièce (jusqu’à 30° C) et au sec, ne perdent qu’environ 10% de leur efficacité à chaque mois.  Si vous achetez des capsules contenant par exemple 7 milliards d’organismes vivants (culture bactérienne bénéfique pour notre système intestinal), votre produit aura perdu après un mois moins d’un milliard d’organismes.  Habituellement, un produit contenant entre 3 et 5 milliards d’organismes est amplement suffisant pour vous protéger.

Il y a aussi en vente libre en pharmacie, des pro-biotiques qui ne demandent aucune réfrigération, justement conçus pour les voyageurs.  Le produit perdra quand même un peu de son efficacité à la longue, mais comme 3 milliards d’organismes sont suffisants pour vous protéger, vous n’avez qu’à choisir des capsules ayant un plus haut taux d’organismes.

Dharamsala en IndePour vous protéger adéquatement, prenez une capsule chaque matin à jeun avec un grand verre d’eau, pendant toute la semaine précédant le départ et pendant tout votre séjour.

 

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Le décalage horaire

départ avionLe décalage horaire est un phénomène qui dérègle notre horloge biologique et nous donne cette désagréable impression de lendemain de veille.  Se retrouver jeudi alors qu’il est vendredi mais que nous nous croyons mercredi est un exercice fort irritant pour nos systèmes digestif et nerveux.  Maux de tête, insomnie, manque d’appétit, trouble digestif, difficulté à éliminer, voilà le lot.   Notre système est en mesure de gérer avec assez de facilité quelques heures de décalage mais davantage le poussera à ses limites.  Question d’éviter que notre langue prenne la texture d’une vieille semelle de botte ou que notre peau se détache comme celle d’une momie égyptienne, voici quelques précautions à prendre avant, pendant et après le passage de plusieurs fuseaux horaires.

Avant

Le sommeil est la première victime du décalage horaire.  Ajustez votre cycle de sommeil quelques jours à l’avance.  Vous voyagez vers l’ouest ?  Couchez-vous une heure ou deux plus tard, quelques jours avant votre départ.  Et le contraire prévaut si vous voyagez en direction est.  Évitez aussi les fastes soupers d’adieu, bien arrosés de vin rouge, la veille d’un départ.   Soyez indulgents envers votre appareil digestif, il s’apprête à faire un grand saut.  Mieux vaut lui faciliter la tâche, il vous le rendra bien.  Quelques jours avant un long vol, évitez l’alcool, diminuez le café, et favorisez la nourriture saine et facilement digestible.  Efforcez-vous de vous reposer pendant les deux derniers jours précédant le départ.  Autrement dit, organisez-vous pour que tout soit prêt.  Alors, pas de courses de dernière minute pour récupérer ou acheter un item que l’on a oublié. Gardez le calme, reposez-vous.  Idéalement, deux jours avant le départ, il ne devrait pas rester autre chose à faire que de placer les bagages dans le coffre de l’auto.

Pendant

Bien des symptômes du décalage horaire sont causés par les inconvénients mentionnés précédemment concernant les avions : la pressurisation, la déshydratation et l’air sec de la cabine.  Boire beaucoup d’eau, aide considérablement.  J’entre toujours dans l’avion avec une bouteille vide lors des longs transports.  Après le décollage je la fait remplir par l’agent de bord pour éviter de déranger trop souvent.  Il faut aussi se lever et marcher fréquemment pour faire circuler le sang.  Il ne s’agit pas courir le marathon de Boston, mais se lever et marcher dans l’allée de l’avion à toutes les deux ou trois heures permet aux membres de se délier.  Et finalement, éviter l’alcool.  L’alcool, en plus de déshydrater le corps, perturbe le sommeil, favorise les migraines et la léthargie.

Ajustez votre montre à l’heure de votre destination.  Vous pourrez ainsi commencer à manger et à dormir à l’heure de « là-bas ».  Pas facile à faire, me direz-vous, lorsqu’on est à la merci de l’horaire des repas de la compagnie aérienne.  Ne mangez que si vous avez faim.  La gastronomie aérienne : surgelé-décongelé-réchauffé, a un petit goût de pensez-y bien.  En cas de doute, s’abstenir.  Pour les très longs vols, essayez de prévoir une escale.  Dites-vous bien que, de toute façon, il faudra récupérer la fatigue.

Après

Une fois rendu à l’hôtel et bien installé, faites de l’exercice physique et des étirements.  Cela favorise une adaptation plus rapide au nouvel environnement.  Allez vous baigner si l’hôtel où vous êtes descendu offre une piscine. Exposez-vous au soleil.  Non seulement pour échanger votre teint vert olive pour le teint tropical, mais aussi pour régulariser les rythmes circadiens.  Le thalamus bien nourri de lumière avisera le cerveau de vous mettre en état d’éveil.

Vous n’en pouvez vraiment plus ?  Vos yeux se ferment ?  Il est préférable de faire de courtes siestes de 30 minutes et de s’offrir ensuite une bonne première nuit de sommeil.  Si c’est possible, faites votre sieste sur une chaise longue sous un parasol plutôt que dans votre chambre, les rideaux tirés.  Votre cerveau comprendra ainsi que ce n’est pas un dodo pour la nuit.

Et rappelez-vous : il faut environ une journée de récupération pour deux fuseaux horaires franchis.

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La première fois…

Il y a toujours une première fois. Le premier jour d’école, le premier amour, le premier emploi, le premier baiser et, bien sûr, la première fois, si immense, de quitter le pays, notre pays, et de s’envoler vers l’ailleurs.

Je m’en souviendrai toujours. Ce qui m’a le plus marqué, le 747 d’Air Canada, le vol 870 vers Paris. J’étais tellement impressionné. Cette puissance au décollage. J’avais 20 ans. Je me sentais important. Je buvais de la bière. On m’apportait cette bière à mon siège. Je volais. Environ 1060 km/h, vers Paris. Je ne me doutais pas de qui allait m’arriver.

Paris la nuitTout de suite à Paris, je me suis senti mal. Plus de paramètre. Je ne connaissais rien. Mon ami Daniel Laflamme en était à sa deuxième expérience. Il était mon guide. Je le suivais pas à pas. Il m’impressionnait. On a pris le RER et le métro. Quand je suis sorti du métro, en clignant des yeux j’ai vu cet immense building. Le Louvre. Je connaissais déjà Gauguin, Vangogh, Toulouse Lautrec. À l’école Secondaire Richard, M. Cassou Lanan, ce professeur d’histoire de l’art, y donnait le cours le plus intéressant. Je désirais profondément me retrouver moi aussi devant une toile, un peu saoul, dessinant une femme nue, jour après jour. J’étais à Paris.

Très rapidement j’ai été déçu par cette ville. Trop gros, trop grand, trop de tout. Je n’ai pas aimé. Tout y était vieux, et il y avait plein de Français. Je n’ai pas aimé les Français. Quand le premier matin j’ai demandé un verre de lait, le gars m’a regardé avec une suffisance totale et m’a dit… « Monsieur n’est pas sevré ? »

Je n’ai tellement pas aimé que j’ai eu peur. Pendant toutes ces premières nuits, j’ai eu peur qu’une guerre mondiale m’empêche de revenir chez moi, à Verdun, pas trop loin de ma famille et de mon dépanneur. À mon hôtel, la peinture décollait du plafond, les lits étaient défoncés, les odeurs… je n’étais pas bien… Il y avait aussi des Noirs habillés en robes… Vous dire à quel point je me promenais en compagnie de mes ignorances.  J’étais certain que si je revenais chez moi, plus jamais je ne reprendrais l’avion. Tout était mieux chez-nous.

Je travaillais dans une ferme à la récolte des patates. Mon père me faisait parvenir par la poste les pages de sports du Montréal Matin. J’avais le cœur tellement gros en lisant Jacques Beauchamp. J’écoutais, en buvant du vin, Léonard Cohen et Charlebois: «…je reviendrai à Montréal, dans un grand Boeing bleu de mer, j’ai besoin de revoir l’hiver, et ses aurores boréales…» C’est quand on est loin que ces paroles prennent tous leurs sens. Et Jean-Pierre Ferland avec «…partir quelque part pour partir, pas pour fuir, ni pour y pleurer…» Je n’étais même pas gêné de ne pas aimer être en Europe. Vive notre grande et belle Amérique.

Je traverse le Golf de Gibraltar et me retrouve au Maroc. Au terminus d’autobus de la ville de Tétouan, un homme vient vers moi et me demande si j’ai un hôtel. « Non », lui dis-je en lui montrant ma tente.  Il me répond, geste à l’appui, que si je veux faire du camping ici, je risque de me faire tuer…  À ce moment là, je me suis dit, que j’étais vraiment dans la m…

Je me souvenais de ce que ma mère m’avait dit juste avant mon départ, au quai d’embarquement de l’aéroport de Dorval: « Pourquoi tu t’en vas, tu n’es pas bien chez nous ? Je n’ai pas été une bonne mère ?  Bin voyons donc M’man, les voyages forment la jeunesse y paraît…» Dans le fond de mon oreiller, dans un petit hôtel de Tétouan, je me souvenais de tout ce qui me ramenait à la maison.

Il y eu par la suite le Sahara. L’Algérie. Des pistes de 20 kilomètres de largeurs. Du sable à perte de vue, et dans les dents…

De Dakar, je suis rentré en France en bateau. Et sans le dire à personne, je suis revenu à Montréal. En descendant de l’avion, quelque chose en moi avait changé. L’impression d’avoir rêvé, d’avoir aimé. J’ai pris le bus jusqu’au centre-ville et ensuite la #107 Verdun jusqu’à la rue Osborne. Le 499, rue Osborne à Verdun. Ce lieu qui m’avait tant manqué.

Sans le savoir, toute ma famille était réunie à la maison. J’ai aperçu dans la rue, la nouvelle Toyota Celica de mon frère. Ma mère, juste avant que j’ouvre la porte, disait être certaine que son «tibi» était mort, quelque part sur ces terres sauvages. La porte était ouverte. J’ai sonné et traversé cette porte. Les cheveux en broussailles (j’en avais à l’époque) et la peau noire de souvenirs, j’ai dis «Salut tout le monde !». J’étais au bout du corridor…

Ma petite soeur Roxanne, trois ans, les yeux surpris, s’est mise à courir vers moi en prononçant mon nom sans arrêt. Ma mère aussi a couru vers moi en criant. Mon chien Noireau s’est mis à courir au milieu des jambes de ma soeur et de ma mère. Mon père suivait pas loin. Mon chien a fait tomber ma soeur et ma mère s’est enfargée dans ma soeur, mon père désirant aider ma mère à se relever, est aussi tombé par terre. Tout le monde pleurait. J’ai su à partir de ce moment précis, ce que je désirais faire de ma vie. Revenir de voyage…

Il n’y a rien comme partir, ou encore mieux, revenir de voyage pour se rendre compte de la richesse d’une vie, ou de sa pauvreté. Se rendre compte que des gens nous aiment. Être important. Ce jour là aussi, j’ai su que j’habitais la plus belle terre au monde. Le Québec. Mais je sais aujourd’hui qu’il n’y a qu’une seule route vers cette certitude. Qu’il faut aller voir ailleurs et souvent, pour cueillir à chaque fois le bonheur de revenir.

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Sur les Routes du Monde en Inde

Texte écrit par Dominique Mercure et Nicholas Dupuis, présentement en Inde

Bonjour Marie-Chantal, Bonjour Robert,

Notre expérience avec Routes du Monde est très agréable, surtout pour ce pays qui peut parfois être fort exigent.

L’accueil de Rohit et Ashu fut indispensable pour notre arrivée à Haridwar en plein festival de Shiva, avec 4 Km de marche avant de pouvoir atteindre le jeep. Les montagnes incroyablement verdoyantes du Garhwal nous ont impressionnés et nous avons apprécié l’agréable compagnie d’Ashu pour faire la route et le trek. Une journée en moto avec Rohit et Ashu nous a permis de voir les maisons des gypsies en prenant un chai en toute tranquillité. Remerciez Hari pour la qualité du service et un personnel tellement soucieux de notre bien-être. Nous en garderons de merveilleux souvenirs. Nous avons apprécié notre séjour de repos à Rishikesh à vivre près du Gange.

Notre voyage au Rajasthan avec Pradeep est au-delà de nos attentes. Nous faisons des découvertes uniques dont les havelis de Shekhawati, notre nuit dans le désert et la gentillesse des gens au Paradise hôtel à Jaisalmer. Pradeep nous permet de vivre une expérience différente des circuits touristiques habituels qui nous font fuir. Respecter ainsi ce que l’on aime nous permet des émerveillements à chaque jour. C’est un must à visiter en Inde, les plus beaux moments de nos 3 mois seront ici, même après avoir fait l’Inde du Sud il y a plusieurs années.

Bravo pour votre travail et de rendre possible ce type de séjour !

Dominique et Nicholas

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La femme voyageant seule (3)

Se vêtir de façon appropriée

La façon de vous vêtir détermine en grande partie l’attention que vous subirez de la part de la population locale, masculine et féminine, et des autres voyageurs.  Les vêtements que vous avez sur le dos et la façon dont vous les portez affectent directement votre image, votre sécurité ainsi que vos échanges inter sociaux.  Lorsque l’on voyage seule, adapter son code vestimentaire et le degré d’attention désiré selon le pays que l’on visite est assurément une forme de sagesse.

voyageuse en IndeÀ la maison, avant le départ, portez en ce sens une attention particulière aux vêtements que vous emporterez avec vous.  Si vos épaules ou vos genoux sont trop découvert ou si votre t-shirt est trop moulant, il est évident que les hommes seront plus susceptibles de vous porter une attention dont vous n’avez peut-être pas envie.

Où que vous alliez, apportez toujours dans vos valises un sarong de couleur foncée (grand tissu léger d’environ 0,8 par 2 mètres).  Il vous servira pour couvrir vos jambes lors d’une visite à la cathédrale ou au temple, votre tête et vos épaules lorsque c’est indiqué, il vous servira également de rideau pour avoir un peu d’intimité dans un train, pour vous changer dans un dortoir ou à la plage et ensuite devenir une serviette pour s’y étendre.

Une attention redoublée

Vêtue de façon appropriée, il faudra ensuite garder un degré d’attention plus élevé qu’à l’habitude, surtout au début de votre voyage.  Mettez-vous en mode d’observation et regarder comment les femmes du pays se comportent en public et avec les hommes de leur entourage.  Essayez de vous ajuster à leur façon d’agir et de s’exprimer.  Lors de vos échanges avec la population ou d’autres voyageurs, il peut être prudent de vous inventer un petit ami qui voyage avec vous et qui est « resté à la chambre ».  Une bague de mariage, même fausse, envoie aussi un message auprès des hommes.

La plupart des livre-guides abordent le sujet des femmes voyageant seules.  Ils mettent alors en perspective le pays visité versus la sécurité de la voyageuse dans le dit pays.   Des sites Internet, comme l’excellent www.journeywomen.com, peuvent renseigner la femme qui s’apprête à partir en solitaire.  Il y a de la littérature sur ce sujet ; fouillez, vous en trouverez.

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