La Chine à rabais… mais quelle Chine ?

Texte écrit par Jean Duquette, spécialiste Chine aux Routes du Monde

Chaque fois que je parcours les publicités d’agences de voyages qui offrent un séjour en Chine, j’arrive difficilement à concilier des offres de certaines agences avec un circuit touristique qui permet au voyageur de connaître la réalité de ce pays. Les coûts demandés pour un voyage d’une vingtaine de jours sont si peu élevés qu’ils correspondent à la qualité de production des biens et services en Chine actuellement.

La Chine est aujourd’hui en phase de rattrapage pour offrir à sa population des biens similaires à ce qu’on retrouve ailleurs en Asie, en Europe ou en Amérique. Elle se retrouve comme le Japon dans les décennies 50 et 60 du 20e siècle. Elle produit rapidement, à très bas coût et avec une qualité incertaine. La majorité de leurs produits ont une durée de vie très limitée. C’est le cas de beaucoup de produits qu’ils exportent. L’invasion avec une motocyclette dans le Sud-est asiatique en est un bon exemple. Ils ont offert cette motocyclette au tiers du prix des  motocyclettes de leurs concurrents. Mais après un an, les motos nécessitaient tellement de réparations que leurs propriétaires sont retournés vers les produits japonais et coréens.

Groupe de 30 personnes en ChineNous retrouvons cette même réalité sur les produits du voyage. Les circuits conçus par des agences chinoises et vendus chez nous par des agences locales répondent au concept du moindre coût pour des services limités, rapides à livrer et dans un réseau facile d’accès. On retrouve souvent des groupes de voyageurs 30 à 60 personnes avec un seul guide. Ce sont des circuits établis sur l’axe Chine urbainegéographique Pékin-Shanghai-Xian-Guilin et Hong-Kong et tout ce qu’on y retrouve sur ce territoire. C’est la Chine de l’Est, celle des mégalopoles et métropoles qui regroupent certains sites touristiques traditionnels. Mais cette Chine urbaine n’est pas toute la Chine. C’est la visite d’un territoire qui s’est développé en fonction d’un accès à l’océan avec d’importants moyens de transport. C’est pour cela qu’il est plus facile d’y amener le voyageur et de lui offrir des services à moindre coût compte tenu d’une concentration de population et de services.  C’est une fenêtre sur le pays, celle de l’urbanité.

Chine ruraleMais vouloir connaître sur une même période la Chine, c’est aussi visiter les territoires où vit 75 % de la population chinoise. La Chine rurale, imposante et importante, offre un portrait beaucoup plus réel de ce pays. Comprendre la modernité chinoise est pertinent, mais saisir son âme et sa tradition l’est tout autant. Visiter de hauts plateaux habités depuis 3000 ans, le Panda géant de Chegducentre recherche du panda géant, le grand Bouddha et les nombreuses minorités ethniques qui vivent sur les rizières en terrasses sont un contact privilégié avec des habitants qui perpétuent des cultures millénaires. Ce type de voyage en Chine ne s’offre pas à rabais. Il faut donc y La Chine rurale à voir !regarder attentivement avant de choisir son circuit dans ce pays presque aussi grand que le Canada. Séjourner une vingtaine de jours en Chine mérite qu’on sélectionne un circuit qui permettra un contact avec plusieurs réalités du pays dans un groupe de 14 à 16 personnes. Après tout, ce sera peut-être notre seule visite dans ce pays fascinant.

 

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Les mythes de l’Asie – Les riches contrôlent tout

Texte écrit par Jean Duquette, voyageur sur Les Routes du Monde, 2010

C’est de moins en moins vrai; les populations et surtout les jeunes sont de plus en plus éduqués. Ils veulent un nouveau mode de vie qui leur permettra de vivre adéquatement et d’avoir accès aux biens de consommation comme les populations des pays modèles pour eux : le Japon, la Chine, la Corée du Sud, la Malaisie et la Thaïlande. La capacité de développement des pays du Sud-est asiatique sur tous les plans est très grande : social, économique, éducation, artistique, etc. Les populations sont très élevées sur de petits territoires et très besogneuses. Ils ont donc un très grand marché interne en plus d’exporter de plus en plus.

Agriculteurs au VietnamUn bel exemple est l’abandon de la collectivisation des terres par le gouvernement vietnamien depuis 1992. On loue les terres, mais chaque agriculteur est propriétaire et responsable de sa production. Au moment de la collectivisation, le Vietnam devait importer du riz pour nourrir sa population maintenant il est devenu un des gros exportateurs du monde.

Le seul obstacle à voir grandir la classe moyenne de ces pays, c’est la corruption. Et cela est présent autant dans les pays ayant un régime démocratique que les pays totalitaires. Quand les revenus de l’État sont dirigés de façon directe ou indirecte à des individus, vous diminuez la capacité de la population à élever son standard de vie.

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Les capsules de yogourt ou pro-biotiques

Avant de partir et pendant le voyage, il est possible, avec les capsules de yogourt (pro-biotique), de préparer, normaliser et stabiliser votre flore intestinale.  La flore intestinale est une barrière de protection et si elle est fragilisée par des bactéries que vous avez contractées dans l’eau ou par la nourriture (et c’est assez fréquent en voyage) ou par la prise d’antibiotiques (tel les médicaments anti-paludisme), elle laissera des maladies plus graves pénétrer dans votre organisme.  Une flore intestinale en santé rend les intestins beaucoup moins vulnérables aux diarrhées et à toutes sortes de maladie comme la polio, qui a pour site de développement l’intestin.  Les capsules de yogourt régularisent également la flore vaginale des femmes plus fragiles aux vaginites.

Les capsules de yogourt doivent habituellement se conserver au frigo, mais en voyage il sera sûrement bien compliqué de garder votre flacon au froid.  Les capsules de yogourt qui sont gardées à température de la pièce (jusqu’à 30° C) et au sec, ne perdent qu’environ 10% de leur efficacité à chaque mois.  Si vous achetez des capsules contenant par exemple 7 milliards d’organismes vivants (culture bactérienne bénéfique pour notre système intestinal), votre produit aura perdu après un mois moins d’un milliard d’organismes.  Habituellement, un produit contenant entre 3 et 5 milliards d’organismes est amplement suffisant pour vous protéger.

Il y a aussi en vente libre en pharmacie, des pro-biotiques qui ne demandent aucune réfrigération, justement conçus pour les voyageurs.  Le produit perdra quand même un peu de son efficacité à la longue, mais comme 3 milliards d’organismes sont suffisants pour vous protéger, vous n’avez qu’à choisir des capsules ayant un plus haut taux d’organismes.

Dharamsala en IndePour vous protéger adéquatement, prenez une capsule chaque matin à jeun avec un grand verre d’eau, pendant toute la semaine précédant le départ et pendant tout votre séjour.

 

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Le décalage horaire

départ avionLe décalage horaire est un phénomène qui dérègle notre horloge biologique et nous donne cette désagréable impression de lendemain de veille.  Se retrouver jeudi alors qu’il est vendredi mais que nous nous croyons mercredi est un exercice fort irritant pour nos systèmes digestif et nerveux.  Maux de tête, insomnie, manque d’appétit, trouble digestif, difficulté à éliminer, voilà le lot.   Notre système est en mesure de gérer avec assez de facilité quelques heures de décalage mais davantage le poussera à ses limites.  Question d’éviter que notre langue prenne la texture d’une vieille semelle de botte ou que notre peau se détache comme celle d’une momie égyptienne, voici quelques précautions à prendre avant, pendant et après le passage de plusieurs fuseaux horaires.

Avant

Le sommeil est la première victime du décalage horaire.  Ajustez votre cycle de sommeil quelques jours à l’avance.  Vous voyagez vers l’ouest ?  Couchez-vous une heure ou deux plus tard, quelques jours avant votre départ.  Et le contraire prévaut si vous voyagez en direction est.  Évitez aussi les fastes soupers d’adieu, bien arrosés de vin rouge, la veille d’un départ.   Soyez indulgents envers votre appareil digestif, il s’apprête à faire un grand saut.  Mieux vaut lui faciliter la tâche, il vous le rendra bien.  Quelques jours avant un long vol, évitez l’alcool, diminuez le café, et favorisez la nourriture saine et facilement digestible.  Efforcez-vous de vous reposer pendant les deux derniers jours précédant le départ.  Autrement dit, organisez-vous pour que tout soit prêt.  Alors, pas de courses de dernière minute pour récupérer ou acheter un item que l’on a oublié. Gardez le calme, reposez-vous.  Idéalement, deux jours avant le départ, il ne devrait pas rester autre chose à faire que de placer les bagages dans le coffre de l’auto.

Pendant

Bien des symptômes du décalage horaire sont causés par les inconvénients mentionnés précédemment concernant les avions : la pressurisation, la déshydratation et l’air sec de la cabine.  Boire beaucoup d’eau, aide considérablement.  J’entre toujours dans l’avion avec une bouteille vide lors des longs transports.  Après le décollage je la fait remplir par l’agent de bord pour éviter de déranger trop souvent.  Il faut aussi se lever et marcher fréquemment pour faire circuler le sang.  Il ne s’agit pas courir le marathon de Boston, mais se lever et marcher dans l’allée de l’avion à toutes les deux ou trois heures permet aux membres de se délier.  Et finalement, éviter l’alcool.  L’alcool, en plus de déshydrater le corps, perturbe le sommeil, favorise les migraines et la léthargie.

Ajustez votre montre à l’heure de votre destination.  Vous pourrez ainsi commencer à manger et à dormir à l’heure de « là-bas ».  Pas facile à faire, me direz-vous, lorsqu’on est à la merci de l’horaire des repas de la compagnie aérienne.  Ne mangez que si vous avez faim.  La gastronomie aérienne : surgelé-décongelé-réchauffé, a un petit goût de pensez-y bien.  En cas de doute, s’abstenir.  Pour les très longs vols, essayez de prévoir une escale.  Dites-vous bien que, de toute façon, il faudra récupérer la fatigue.

Après

Une fois rendu à l’hôtel et bien installé, faites de l’exercice physique et des étirements.  Cela favorise une adaptation plus rapide au nouvel environnement.  Allez vous baigner si l’hôtel où vous êtes descendu offre une piscine. Exposez-vous au soleil.  Non seulement pour échanger votre teint vert olive pour le teint tropical, mais aussi pour régulariser les rythmes circadiens.  Le thalamus bien nourri de lumière avisera le cerveau de vous mettre en état d’éveil.

Vous n’en pouvez vraiment plus ?  Vos yeux se ferment ?  Il est préférable de faire de courtes siestes de 30 minutes et de s’offrir ensuite une bonne première nuit de sommeil.  Si c’est possible, faites votre sieste sur une chaise longue sous un parasol plutôt que dans votre chambre, les rideaux tirés.  Votre cerveau comprendra ainsi que ce n’est pas un dodo pour la nuit.

Et rappelez-vous : il faut environ une journée de récupération pour deux fuseaux horaires franchis.

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La première fois…

Il y a toujours une première fois. Le premier jour d’école, le premier amour, le premier emploi, le premier baiser et, bien sûr, la première fois, si immense, de quitter le pays, notre pays, et de s’envoler vers l’ailleurs.

Je m’en souviendrai toujours. Ce qui m’a le plus marqué, le 747 d’Air Canada, le vol 870 vers Paris. J’étais tellement impressionné. Cette puissance au décollage. J’avais 20 ans. Je me sentais important. Je buvais de la bière. On m’apportait cette bière à mon siège. Je volais. Environ 1060 km/h, vers Paris. Je ne me doutais pas de qui allait m’arriver.

Paris la nuitTout de suite à Paris, je me suis senti mal. Plus de paramètre. Je ne connaissais rien. Mon ami Daniel Laflamme en était à sa deuxième expérience. Il était mon guide. Je le suivais pas à pas. Il m’impressionnait. On a pris le RER et le métro. Quand je suis sorti du métro, en clignant des yeux j’ai vu cet immense building. Le Louvre. Je connaissais déjà Gauguin, Vangogh, Toulouse Lautrec. À l’école Secondaire Richard, M. Cassou Lanan, ce professeur d’histoire de l’art, y donnait le cours le plus intéressant. Je désirais profondément me retrouver moi aussi devant une toile, un peu saoul, dessinant une femme nue, jour après jour. J’étais à Paris.

Très rapidement j’ai été déçu par cette ville. Trop gros, trop grand, trop de tout. Je n’ai pas aimé. Tout y était vieux, et il y avait plein de Français. Je n’ai pas aimé les Français. Quand le premier matin j’ai demandé un verre de lait, le gars m’a regardé avec une suffisance totale et m’a dit… « Monsieur n’est pas sevré ? »

Je n’ai tellement pas aimé que j’ai eu peur. Pendant toutes ces premières nuits, j’ai eu peur qu’une guerre mondiale m’empêche de revenir chez moi, à Verdun, pas trop loin de ma famille et de mon dépanneur. À mon hôtel, la peinture décollait du plafond, les lits étaient défoncés, les odeurs… je n’étais pas bien… Il y avait aussi des Noirs habillés en robes… Vous dire à quel point je me promenais en compagnie de mes ignorances.  J’étais certain que si je revenais chez moi, plus jamais je ne reprendrais l’avion. Tout était mieux chez-nous.

Je travaillais dans une ferme à la récolte des patates. Mon père me faisait parvenir par la poste les pages de sports du Montréal Matin. J’avais le cœur tellement gros en lisant Jacques Beauchamp. J’écoutais, en buvant du vin, Léonard Cohen et Charlebois: «…je reviendrai à Montréal, dans un grand Boeing bleu de mer, j’ai besoin de revoir l’hiver, et ses aurores boréales…» C’est quand on est loin que ces paroles prennent tous leurs sens. Et Jean-Pierre Ferland avec «…partir quelque part pour partir, pas pour fuir, ni pour y pleurer…» Je n’étais même pas gêné de ne pas aimer être en Europe. Vive notre grande et belle Amérique.

Je traverse le Golf de Gibraltar et me retrouve au Maroc. Au terminus d’autobus de la ville de Tétouan, un homme vient vers moi et me demande si j’ai un hôtel. « Non », lui dis-je en lui montrant ma tente.  Il me répond, geste à l’appui, que si je veux faire du camping ici, je risque de me faire tuer…  À ce moment là, je me suis dit, que j’étais vraiment dans la m…

Je me souvenais de ce que ma mère m’avait dit juste avant mon départ, au quai d’embarquement de l’aéroport de Dorval: « Pourquoi tu t’en vas, tu n’es pas bien chez nous ? Je n’ai pas été une bonne mère ?  Bin voyons donc M’man, les voyages forment la jeunesse y paraît…» Dans le fond de mon oreiller, dans un petit hôtel de Tétouan, je me souvenais de tout ce qui me ramenait à la maison.

Il y eu par la suite le Sahara. L’Algérie. Des pistes de 20 kilomètres de largeurs. Du sable à perte de vue, et dans les dents…

De Dakar, je suis rentré en France en bateau. Et sans le dire à personne, je suis revenu à Montréal. En descendant de l’avion, quelque chose en moi avait changé. L’impression d’avoir rêvé, d’avoir aimé. J’ai pris le bus jusqu’au centre-ville et ensuite la #107 Verdun jusqu’à la rue Osborne. Le 499, rue Osborne à Verdun. Ce lieu qui m’avait tant manqué.

Sans le savoir, toute ma famille était réunie à la maison. J’ai aperçu dans la rue, la nouvelle Toyota Celica de mon frère. Ma mère, juste avant que j’ouvre la porte, disait être certaine que son «tibi» était mort, quelque part sur ces terres sauvages. La porte était ouverte. J’ai sonné et traversé cette porte. Les cheveux en broussailles (j’en avais à l’époque) et la peau noire de souvenirs, j’ai dis «Salut tout le monde !». J’étais au bout du corridor…

Ma petite soeur Roxanne, trois ans, les yeux surpris, s’est mise à courir vers moi en prononçant mon nom sans arrêt. Ma mère aussi a couru vers moi en criant. Mon chien Noireau s’est mis à courir au milieu des jambes de ma soeur et de ma mère. Mon père suivait pas loin. Mon chien a fait tomber ma soeur et ma mère s’est enfargée dans ma soeur, mon père désirant aider ma mère à se relever, est aussi tombé par terre. Tout le monde pleurait. J’ai su à partir de ce moment précis, ce que je désirais faire de ma vie. Revenir de voyage…

Il n’y a rien comme partir, ou encore mieux, revenir de voyage pour se rendre compte de la richesse d’une vie, ou de sa pauvreté. Se rendre compte que des gens nous aiment. Être important. Ce jour là aussi, j’ai su que j’habitais la plus belle terre au monde. Le Québec. Mais je sais aujourd’hui qu’il n’y a qu’une seule route vers cette certitude. Qu’il faut aller voir ailleurs et souvent, pour cueillir à chaque fois le bonheur de revenir.

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Sur les Routes du Monde en Inde

Texte écrit par Dominique Mercure et Nicholas Dupuis, présentement en Inde

Bonjour Marie-Chantal, Bonjour Robert,

Notre expérience avec Routes du Monde est très agréable, surtout pour ce pays qui peut parfois être fort exigent.

L’accueil de Rohit et Ashu fut indispensable pour notre arrivée à Haridwar en plein festival de Shiva, avec 4 Km de marche avant de pouvoir atteindre le jeep. Les montagnes incroyablement verdoyantes du Garhwal nous ont impressionnés et nous avons apprécié l’agréable compagnie d’Ashu pour faire la route et le trek. Une journée en moto avec Rohit et Ashu nous a permis de voir les maisons des gypsies en prenant un chai en toute tranquillité. Remerciez Hari pour la qualité du service et un personnel tellement soucieux de notre bien-être. Nous en garderons de merveilleux souvenirs. Nous avons apprécié notre séjour de repos à Rishikesh à vivre près du Gange.

Notre voyage au Rajasthan avec Pradeep est au-delà de nos attentes. Nous faisons des découvertes uniques dont les havelis de Shekhawati, notre nuit dans le désert et la gentillesse des gens au Paradise hôtel à Jaisalmer. Pradeep nous permet de vivre une expérience différente des circuits touristiques habituels qui nous font fuir. Respecter ainsi ce que l’on aime nous permet des émerveillements à chaque jour. C’est un must à visiter en Inde, les plus beaux moments de nos 3 mois seront ici, même après avoir fait l’Inde du Sud il y a plusieurs années.

Bravo pour votre travail et de rendre possible ce type de séjour !

Dominique et Nicholas

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La femme voyageant seule (3)

Se vêtir de façon appropriée

La façon de vous vêtir détermine en grande partie l’attention que vous subirez de la part de la population locale, masculine et féminine, et des autres voyageurs.  Les vêtements que vous avez sur le dos et la façon dont vous les portez affectent directement votre image, votre sécurité ainsi que vos échanges inter sociaux.  Lorsque l’on voyage seule, adapter son code vestimentaire et le degré d’attention désiré selon le pays que l’on visite est assurément une forme de sagesse.

voyageuse en IndeÀ la maison, avant le départ, portez en ce sens une attention particulière aux vêtements que vous emporterez avec vous.  Si vos épaules ou vos genoux sont trop découvert ou si votre t-shirt est trop moulant, il est évident que les hommes seront plus susceptibles de vous porter une attention dont vous n’avez peut-être pas envie.

Où que vous alliez, apportez toujours dans vos valises un sarong de couleur foncée (grand tissu léger d’environ 0,8 par 2 mètres).  Il vous servira pour couvrir vos jambes lors d’une visite à la cathédrale ou au temple, votre tête et vos épaules lorsque c’est indiqué, il vous servira également de rideau pour avoir un peu d’intimité dans un train, pour vous changer dans un dortoir ou à la plage et ensuite devenir une serviette pour s’y étendre.

Une attention redoublée

Vêtue de façon appropriée, il faudra ensuite garder un degré d’attention plus élevé qu’à l’habitude, surtout au début de votre voyage.  Mettez-vous en mode d’observation et regarder comment les femmes du pays se comportent en public et avec les hommes de leur entourage.  Essayez de vous ajuster à leur façon d’agir et de s’exprimer.  Lors de vos échanges avec la population ou d’autres voyageurs, il peut être prudent de vous inventer un petit ami qui voyage avec vous et qui est « resté à la chambre ».  Une bague de mariage, même fausse, envoie aussi un message auprès des hommes.

La plupart des livre-guides abordent le sujet des femmes voyageant seules.  Ils mettent alors en perspective le pays visité versus la sécurité de la voyageuse dans le dit pays.   Des sites Internet, comme l’excellent www.journeywomen.com, peuvent renseigner la femme qui s’apprête à partir en solitaire.  Il y a de la littérature sur ce sujet ; fouillez, vous en trouverez.

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La femme voyageant seule (2)

Reconnaître les limites que m’impose ma condition de voyageuse solitaire.

Femme aux pyramidesReconnaître les limites d’une situation c’est savoir s’ajuster à cette même situation.  Vous êtes seule, vous êtes une femme, vous vous devez de redoubler de prudence lorsque vous faites une sortie.  Évitez de vous retrouver seule sur un site que vous visitez, si cela vous est possible, restez collée à un groupe ou à quelques voyageurs qui visitent le site en même temps que vous.  Plus il y a de monde autour, plus vous êtes en sécurité.

Et, reconnaître ses limites et les accepter c’est aussi choisir de laisser aller une visite ou une sortie parce qu’on la juge trop hasardeuse.

Je vous recommande évidemment une grande prudence lorsque vous circulez le soir et la nuit.  Tentez, autant que possible, de vous faire accompagner par d’autres voyageurs en qui vous avez confiance pour revenir à votre hôtel.  Il n’est pas si aisé d’évaluer le niveau de danger le soir dans une ville qui nous est étrangère.  Il est donc préférable, si vous êtes seule, de ne prendre aucun risque de ce côté et de rentrer avant la tombée de la nuit.  Je suis déjà sorti d’un restaurant assez tard le soir en plein cœur de Paris.  J’étais à environ 1 kilomètre de mon hôtel et à cette heure, aucun taxi ne passait dans les parages.  J’avais avec moi un sarong en coton noir.  Je me suis enveloppée dedans en couvrant ma tête et mes cheveux blonds, j’ai placé ma clé de chambre solidement entre l’index et le majeur, et j’ai marché d’un pas sûr et rapide jusqu’à son hôtel.  Je devais sûrement avoir l’air d’une ombre, d’un coup de vent pressé.  Un homme mal intentionné n’aurait pas eu beaucoup le temps de réagir.  Enfin… je l’espérais.

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La femme voyageant seule (1)

La femme désirant voyager en solitaire ne devrait pas hésiter à partir.  Tous les avantages du voyage en solitaire sont autant de promesse d’un voyage réussit.  Une femme voyageant seule peut faire un magnifique voyage si elle sait choisir sa destination, si elle reconnaît les limites que lui impose sa condition de voyageuse solitaire, si elle sait se vêtir de façon appropriée et si elle porte une attention redoublée aux événements afin de reconnaître rapidement une situation qui pourrait devenir problématique.

Choisir sa destination 

Il y a définitivement des destinations plus faciles pour la femme voyageant seule.  Il y a des villes moins dangereuses que d’autres, il y a des pays plus ouvert que d’autres, il faut bien choisir.  Lisez beaucoup, allez sur des sites de forum de voyageurs sur le pays que vous envisagez de visiter, posez des questions, bref, informez-vous ou venez me voir au Routes du Monde !  Je rencontre tous les jours des voyageuses qui veulent partir en autonomie et c’est toujours un plaisir de partager mes expériences et de vous aider concrêtement à réaliser votre grand projet de voyage.

Dans la plupart des villes occidentales, le degré de prudence que vous appliquez ici s’appliquera là-bas. Le niveau de danger ne double pas par le seul fait de changer de pays ou de ville.  Vous ne prenez pas le risque dans votre propre ville de vous aventurer seule dans une ruelle noire à 2 heures du matin ?  Pourquoi le feriez-vous à Hong Kong ou Saigon ?

Certains pays et certaines villes cependant, de par la culture et la religion pratiquée sur place, seront décidément moins conviviaux pour la femme qui voyage solo.  Dans certains pays musulmans, les femmes ne peuvent circuler seule sans hommes.  Alors oubliez ça.  On vous demandera toujours où est votre mari et il vous sera très difficile (voire impossible) de prendre une chambre à l’hôtel et même d’entrer dans un restaurant.  Vous allez à coup sûr vous attirer des ennuis et peut être plus grave encore.  J’ai une très bonne amie qui a vécu quelques années à Islamabad au Pakistan avec son conjoint.  Mon amie m’expliquait qu’il ne serait pas possible de partir toutes les deux en ville ou prendre le train vers la campagne.  Aller si loin et être confiné à la maison sans voir du pays… cela m’a fait beaucoup réfléchir même si j’avais beaucoup envie de visiter mon amie !  Finalement, je n’y suis pas allée.  Me connaissant, j’aurais eu bien de la difficulté à rester en place !

Il y a d’autres pays musulmans, comme le Maroc ou l’Égypte, où les femmes peuvent circuler plus librement.  Mais encore là, tout est une question de choix.  Dans toutes les possibilités qui s’offrent à vous; l’Afrique du Nord est-elle la meilleure destination pour la voyageuse solitaire que vous êtes ?  Vous seule pouvez répondre à cette question !

La suite, très bientôt ! …

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Pourquoi les tarifs groupe n’incluent pas le billet d’avion?

Autrefois, il était normal d’inclure les portions aériennes aux tarifs des différents circuits-groupe.  Jusqu’en 2008, nous fonctionnions de cette façon.  Tous les passagers partaient et revenaient en même temps.  Nous pouvions alors négocier un tarif fixe chez un transporteur, réserver un bloc de sièges et émettre les billets un mois avant le départ.

La réalité d’aujourd’hui

De nos jours, les gens possèdent de plus en plus de systèmes de points soit sur les cartes de crédits, ou encore sont membres de réseau de fidélité comme Aéroplan ou Flying Blue.

De plus, un bon nombre de voyageurs maintenant quittent avant le début du circuit ou encore vont prolonger leur voyage.  Par exemple, sur un circuit-groupe au Vietnam, plus de 50% des voyageurs prolongent ensuite vers le Cambodge ou encore la Thaïlande ou le Laos.  Ou encore, désire faire un arrêt à Paris au retour afin d’assurer un retour plus doux à la maison.  Et d’autres voyageurs ne veulent absolument pas passer via les USA vers leur destination.

Donc, la réalité maintenant, c’est que plusieurs voyageurs sur un même groupe se retrouvent avec des billets d’avion différents.  C’est la raison pour laquelle nous ne pouvons plus demander aux transporteurs des blocs de sièges avec un tarif négocié.

Donc…

Nous offrons maintenant les tarifs de nos circuits-groupe en portion terrestre, avec le vol international en sus.  Nous aidons ensuite le voyageur à trouver le meilleur billet d’avion qui lui convient avec le meilleur tarif possible.  Nous avons une très bonne connaissance des tarifs aériens pour chacune de nos destinations.  Et l’expérience témoigne que la plupart de nos clients s’accommodent très bien de ce système.

Pour plus de détails, Les Routes du Monde : 514-842-1888

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